Wednesday, January 28, 2015

gosto da noite

"La Bourse d'Athènes n'avait aucun problème avec une dette qui s'alourdissait d'année en année, le chômage de la moitié de la jeunesse, la misère dans laquelle sont tombés les Grecs, la baisse des retraites et des salaires, la chute de la santé et de l'éducation publique au niveau du Tiers-Monde, le dépeçage par la privatisation de tous les biens de la Grèce, l'exemption d'impôts des armateurs et la fraude fiscale massive des riches du pays, la fuite des cerveaux et de tous les jeunes diplômés contraints d'aller tenter leur chance ailleurs, mais hurle à l'idée qu'on puisse ramener le salaire minimal au niveau de 2008, arrêter de brader les richesses du pays pour des bouchées de pain, renégocier une dette de toute façon non remboursable dans l'état actuel des choses, mettre en place une politique fiscale un minimum juste etc.
Bref, ça ne fait que commencer.
Les riches votent avec leur portefeuille.
Et, crise ou pas, il est bien garni.
Et en Grèce, plus fort encore, il n'a jamais été touché.
C'est cette idée-là qui les met en transe.
Tous les média grecs, qui leur appartiennent, et qu'ils ont obtenu, là aussi, pour une bouchée de pain, vont s'y mettre.
Les girouettes "tendance" qui, au soir de la victoire, "aimaient bien" pour la première fois Syriza (nos média compris, vous verrez) vont bientôt nous marteler que les Grecs vont nous coûter une fortune, et sont déraisonnables.
Bref, cela ne fait que commencer, et nous n'en avions jamais douté.
Et nous, nous continuerons à être là, avec le gouvernement que les Grecs se sont choisis, dans les temps durs qui évidemment s'annoncent. Qui ne peuvent pas manquer d'arriver. Et où même un coup d'état n'est pas à exclure. Quelqu'un d'autre que nous a-t-il remarqué qu'Alexis Tsipras a parlé d'être prêt à verser son sang pour le peuple grec ? Des gens pensent que c'est de la rhétorique à la grecque. Les méditerranéens, hein ! Ils ne savent rien de la guerre civile qui a écrasé en Grèce les résistants avec l'aide de l'armée anglaise, alors qu'Hitler était encore à Berlin, des colonels fascistes qui ont gouverné ensuite, en pleine Europe, dans le contentement de tous nos pays bien démocrates du marché commun, comme Franco en Espagne, comme Salazar au Portugal. Et Salvador Allende, ils n'y pensent pas souvent. Nous, si."
La Nuit | Le Jour

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