Saturday, April 11, 2015

silence ('sombre melancolie')

"Comme le résume si bien Jacques Lecarme, 'l'art de Modiano, ce serait peut-être d'eclairer les ombres sans leur ôter leur statue nocturne." Une autre manière, en somme,  de 'créer le silence avec les mots."

Louki, a mulher desaparecida e o mapa dos movimentos dos habituais do café Conté, em 2007, um ano mais tarde surge o Museu da Inocência e Füsun, mas a história de Pamuk e das suas belas desaparecidas é mais longa e vem desde o Kara Kitap, de 1990. as mulheres são diferentes, espelham be as respectivas sociedades. Louki somos nós?  nesse caso, o que nos fizemos?
mapear movimentos na cidade, a melancolia sombria, sinais da primeira década do século vinte e um.

« À la moitié du chemin de la vraie vie, nous étions environnés d’une sombre mélancolie, qu’ont exprimée tant de mots railleurs et tristes, dans le café de la jeunesse perdue. », Dante transformado, claro.

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Patrick Modiano a emprunté l’exergue et le titre de son dernier roman endate, Dans  le  café  de  la  jeunesse perdue, à Guy Debord: « A la moitié duchemin de la vraie vie, nous étions environnés d’une sombre mélancolie,qu’ont exprimée tant de mots railleurs et tristes, dans le café de la jeunesseperdue ». Si l’on y reconnaît aussitôt une variation sur les trois premiersvers de la Divine Comédie (« Au milieu du chemin de notre vie, ayant perdula droite voie, je me retrouvai dans une forêt obscure »), il faut faire un peuplus d’efforts pour retrouver l’origine de cette citation chez Debord. Elles’avère provenir d’un film, réalisé en 1978, sorti en 1981, et pourvu d’untitre-palindrome : In girum imus nocte et consumimur igni (« Nous tournonsen rond dans la nuit et sommes dévorés par le feu », Debord 2006, 1370).

Ce film, le dernier à avoir été réalisé par le fondateur del’Internationale situationniste (1957-1972), est composé d’images illustrantun commentaire-bilan des expériences contestataires des années soixante.Les situationnistes n’avaient que du dédain pour l’art existant, et plus engénéral pour toute culture ‘aliénée’, coupée de l’expérience directe. Parmiles procédés situationnistes les mieux connus figurent la « dérive » et le« détournement ». À la lecture de « La théorie de la dérive », publiée parDebord en 1956, on pense tout de suite à la figure du promeneur parisiendans l’œuvre de Modiano et dans celle de Perec, tous deux contemporainsdes situationnistes (Debord 2006, 251-257). Cependant, dans les étudesconsacrées à l’expérience urbaine telle qu’elle a été évoquée par ces deuxauteurs, les situationnistes ne sont que rarement nommés

daqui.

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Paris de Modiano, aqui.

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